Brother Wallace, Point Ephémère, Paris, 25 août 2026
17.09.2026
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Nantes et alentours
24 au 30 août 2026
En ce qui nous concerne, ce festival authentiquement populaire offre une place de choix au blues et aux musiques raciniennes là où tant d’autres les ont ostracisés. Si, pour des raisons pratiques, nous nous sommes concentrés sur la scène Blues nantaise, nous aurions pu aussi aller écouter Kévin Doublé & Rémy Hervo, Nico Wayne Toussaint, Bo Weavil ou Malted Milk sur d’autres podiums.
Vendredi 28 août
Souvent présents aux RDV de l’Erdre, les Freaky Buds sont cette année invités à inaugurer la scène blues, devant un public déjà compact qui les attend malgré une météo incertaine. D’emblée, Max Genouel et ses camarades de jeu balancent ce blues bien juteux, charnu, traversé par les fulgurances de la guitare du patron ou le discours tourbillonnant de l’harmo de Thomas Troussier, en appui sur la guitare de Lonj et les tambours de Bastien Cabezon. Les influences affichées et bien digérées permettent de passer du Chicago blues (Blue & lonesome) au blues rock des Red Devils (Goin’ to the church) avec un détour par le Hill country. Hélas, à la pluie s’ajouta bientôt une panne de sono qui cassa la dynamique du set, alors que Lonj faisait reprendre Freaky à une assistance acquise. Une fois le son revenu et la scène épongée, on put s’abandonner à une reprise irrésistible du Devil woman des Red Devils.
La scène nantaise regorge de talents en matière de jazz et de blues, elle abrite aussi un des tout meilleurs brass bands européens, Nala 7 (acronyme de NAntes Loire Atlantique, en jeu de mots avec Nola, le surnom de New-Orleans !) dirigé par le maitre tambour Jérôme Bossard. Forcément endoctriné par le Dirty Dozen et les meilleurs groupes de « là-bas », Nala 7 conjugue sa compétence à une envie de jouer et un sens de la fête qu’on a immédiatement envie de partager. Excellents solistes, Samuel Durand (ts), David Dupuis (tp), Basile Conand (tb), Maxence Bossard-Tissaud (percus), Hugo Journaud (g) et Julien Petit (sousaphone) chantent aussi avec zèle les « responses » aux « calls » de Juan Pardo apparu dans son magnifique costume de plumes et de perles de Big Chief. Après avoir fait pendant trois ans les chaudes soirées de MNOP et sympathisé avec Jérôme Bossard, il réservait à Nantes un de ses concerts inoubliables. Les hymnes typiques des Mardi Gras Indians (Shadow water, Sew sew sew, Indians there they come…) se mêlaient à des brûlots où pointaient des effluves de salsa, de funk, de rap dans une ambiance de… Mardi gras in New Orleans.
A suivre
Texte : Jacques Périn
Photos : © christophe Mourot










