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Chroniques / 09.02.2024

Marie Adams, I’m The Bluest Gal In Town

Ollie Marie Givens (1925-1998) a débuté par le gospel avant de fréquenter les clubs de Houston où elle attire l’attention de Don Robey qui l’invite à enregistrer pour son label Peacock. 

Datant de 1951, sa première séance est une réussite à la fois artistique et commerciale. Accompagnée par l’orchestre de Bill Harvey, Marie Adams est déjà une vocaliste expérimentée, certes encore influencée par Dinah Washington (My search is over), mais déjà capable d’imprimer une touche personnelle à une interprétation comme le révèle I’m gonna play the honky tonks (n° 3 R&B). Ce sera son seul hit malgré la qualité d’ensemble d’une production agrémentée de ballades chantées avec conviction (My song) et de morceaux jump balancés avec ardeur (Ain’t car crazy).

En 1957, la chanteuse quitte Peacock pour Capitol et devient ­l’attraction principale du Johnny Otis Show en formant avec les sœurs Sadie et Francine McKinley un pétulant trio, les Three Tons Of Joy, (Ma (He’s makin’ eyes at me)). En 1972, une dernière tournée en Angleterre, où Marie Adams était très populaire, mettra un terme à sa carrière que l’on trouve très bien documentée dans cette remarquable compilation.

Alain Tomas

Note : ★★★★
Label : Jasmine
Sortie : 11 août 2023

albumMarie Adams