The Plas To Be
27.07.2026
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Ruby Andrews, 12 mars 1947 – 13 août 2026
La soul sudiste des années 60 et 70 regorgeait de grandes féminines, certaines connues, d’autres plus obscures. Ruby Andrews aura eu la particularité d’être née dans le sud, d’y avoir construit de profondes racines musicales mais de les avoir ensuite exprimées dans le nord, principalement à Chicago et Detroit. Sa famille s’établit en effet dans la Cité des Vents en 1953, dans l’espoir de jours meilleurs que dans le sud.
Ses années de lycée sont celles de la naissance de la soul, et Ruby et ses condisciples se motivent les uns les autres pour le chant et la musique. A la suite d’un concours amateur, les rencontres s’enchainent pour Ruby, jusqu’à celle avec Ric Williams, propriétaire du label Zodiac. Ruby commence à enregistrer pour lui et décroche la timbale avec son troisième 45 tours, Casanova, top 10 à l’été 1967.
S’ensuivent d’autres excellents faces, écrites par les Brothers Of Soul, trio vocal de Detroit.
Mais Zodiac fait faillite, et Ruby part en Californie avec un contrat signé chez ABC. Les disques qui en sont issus ne rencontrent pas le succès, et Ruby retourne à Chicago pour chanter dans les clubs. Le chanteur Swam Dogg lui permet d’enregistrer deux albums de bonne facture en 1991 pour Ichiban et 1998 pour Ripete.


Latimore, 7 septembre 1939, 22 août 2026
Né dans le Tennessee, Bejamin « Benny » Lattimore, commence naturellement à chanter dans la chorale de l’église Baptiste de sa ville natale, et écoute du blues et de la country. Parti à Memphis pour ses études, il devient chanteur professionnel en 1960 mais aussi pianiste, son niveau lui permettant de partir en tournée dans l’orchestrer de Joe Henderson.
La tournée passe en Floride et Benny en est débauché pour travailler club Knight Beat à Miami. Son premier groupe s’appelle Latimore & the Kinfolk, retirant au passage un t à son nom. Le groupe enregistre quelques singles intéressants sur les lables Blade et Dade, appartenant au fameux producteur Henry Stone (auquel Daniel Léon a consacré un hommage à sa mort en 2014). C’est sur un troisième label d’Henry Stone, Glades, que Latimore trouve le succès en 1973 avec un album éponyme qui contient une très belle version de Stormy monday. Un succès en appelant un autre, l’automne 1974 voit la sortie du hit Let’s straighten it out qui s’envole vers le haut des classements soul.
D’autres hits suivent en 1975, avant en 1979. Un autre très gros succès, Somethin’ ’bout ‘cha, début 1977. Mais la vague disco déferle, renvoyant dans l’ombre les chanteurs soul comme Latimore, et il ne s’en sort qu’uen publiant le justement nommé Discoed to death.
Il trouve refuge comme tant d’autres chez Malaco où il enregistre près d’une dizaine de disques avant de passer chez LatStone.




Texte : Christophe Mourot
Photos : © Brigitte Charvolin
Ouverture : Latimore, Chicago, 2019 © Brigitte Charvolin