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Chroniques / 12.06.2024

Christie Dashiell, Journey in Black

Découverte ici par sa participation, sur disque et sur scène, au collectif Black Lives, Christie Dashiell est loin d’être une débutante. Fille du bassiste Caroll Dashiell Jr, qui a notamment travaillé avec Bobby Watson et Maceo Parker, la chanteuse a déjà publié en 2016 un album personnel, “Time All Mine”, enregistré avec Marquis Hill, Marcus Strickland et Nicholas Payton, et fait partie de la version actuelle du groupe vocal Sweet Honey In The Rocks.

Ce deuxième album, enregistré avec son trio de scène et des invités ponctuels, devrait lui permettre de se faire remarquer d’un public plus large. Dotée d’une voix souple et riche, capable d’acrobaties (le yodel d’Ancestral folk song, le scat d’Influence) tout en restant ancrée (le gospel de Brother sister, enrichi de l’orgue de Shedrick Mitchell), Dashiell propose ici un disque très séduisant, reposant essentiellement sur des compositions originales qui ne s’interdisent pas une certaine ouverture vers la soul (le très beau How it ends), complétées par deux reprises choisies avec goût, une lecture originale du classique Anyone who had a heart, joliment arrangée par le pianiste Allyn Johnson, et le standard Invitation.

Comme sa collègue de Black Lives Tutu Puoane, une nouvelle chanteuse de jazz contemporain hors clichés qui mérite d’être suivie de près ! 

Note : ★★★★
Label : Jammin’ Colors
Sortie : 17 mai 2024