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Chroniques / 29.07.2026

RaShad the Blues Kid, Raised On The Blues

Note : ★★★

Genre : Southern blues

Label : Pine Belt Records

Le Blues Kid n’est plus un gamin – il aura 39 ans en septembre ! C’est par égard envers son mentor, L.C. Ulmer, qui l’appelait ainsi, que Larry McGill a conservé ce sobriquet. Originaire de la Pine Belt, une région du sud-est du Mississippi, il a beaucoup appris auprès du vieux bluesman retiré à Ellisville, pas uniquement en matière de musique d’ailleurs, car le Blues Kid s’exprime dans un style contemporain, très “southern blues“, tel que le pratiquent les artistes du label Ecko par exemple.

Son chant est souvent doublé ou prolongé parTyler Megiel et sa guitare omniprésente ne s’impose que rarement, préférant se fondre dans la trame tissée par les claviers (Roderick Crenshaw), la basse (Omari James) et la batterie (Delvin James). Economie de moyens donc, au service d’un répertoire personnel célébrant son terroir (Laurel, Pinebelt blues) ou son enracinement (Nothing but the blues, Guitar man ou sa nouvelle version de I love the blues, un titre de son premier album). Le côté dansant n’est jamais occulté, Howdy ou She fine doivent faire un malheur dans les juke joints. Cosigné avec Chloe Sumrall, le lancinant Blood makes the grass grow sort du lot, alors que les autres titres sont crédités au trio, McGill/Omari James/Jessup Lashawn Crosby, y compris le Goin’ down slow de St. Louis Jimmy Oden, ce qui est un peu gonflé !

Même s’il est jeune et vient du Mississippi, RaShad The Blues Kid ne s’inscrit pas dans la lignée des Kingfish Ingram, Harrell Davenport et autres Sean McDonald, il a choisi une voie qui le relie plutôt à des artistes comme Mr. Sipp, Ms Jody ou Mel Waiters. En tout cas, venant après le remarqué “Live In Clarksdale“ (cf. Soul Bag 258), ce cinquième album mérite l’attention.

Jacques Périn

Sortie : 5 juin 2026