Ils nous quittent : Cool John Ferguson, Earl “The Pearl” Banks, Bobby Whitlock, Spencer Taylor Jr, Johnny Tucker, Dave “Baby” Cortez…
19.09.2025
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Il n’était pas musicien, pourtant la disparition de Jean-Pierre Vignola, le 23 mars dernier, nous a particulièrement attristés.
Découvrant le jazz à Mantes-la-Jolie au début des années 1970 – le fameux jazzman français Alix Combelle était son voisin -, il y programme ses premiers concerts, le plus souvent en liaison avec Le label Black & Blue, qu’il finit par rejoindre en 1976. Road manager des tournées de jazz et de blues, cheville ouvrière de la Grande parade du jazz à Nice, il est sur tous les fronts. Il est aux côtés de Jean-Pierre Bouteillier pour Jazz à Vienne, responsable jusqu’au bout de la nuit du blues. Avec Didier Tricard, il assurera longtemps la programmation du jazz club du Méridien Etoile, ce qui ne l’empêchait pas de chapoter aussi le Munster Jazz Festival, quelques croisières jazz tout en gardant un œil sur Blues-sur-Seine.
Cet épicurien militant aimait passionnément la musique qui swingue, celle des big bands qu’il programma souvent au Méridien, comme celle des blues bands. Et il aimait par-dessus tout les musiciens, attentif à leur confort en tournée ou veillant à leur trouver les meilleurs engagements possibles. Ils étaient nombreux à ses obsèques, l’accompagnant à la mode New Orleans à l’église et sur le chemin du cimetière. Sûr qu’il aurait aimé ça !
Jean-Pierre Vignola devait être intronisé au Blues Hall of Fame français à la fin mars, il l’a été à titre posthume. Un texte d’intronisation, particulièrement pertinent, a été écrit à cette occasion par France Blues qui reflète parfaitement sa personnalité aussi généreuse que discrète.



Jacques Périn
Photo de couverture : Pierre Charvolin, Billy Mackel, Eddie Chamblee, J P Vignola, Lionel Hampton, Orange 1978 © Brigitte Charvolin