Aki Kumar, Bollywood Blues and guests
21.07.2026
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Paris, 30 juin 2026
Peu connue du grand public, l’artiste britannique Joviale a l’honneur d’ouvrir la soirée avec son univers mêlant à la fois de la pop et du jazz expérimental avec des touches rock. L’occasion de présenter pour la première fois en France ses projets “Mount Crystal” et “Hurricane Belle”, la très bonne qualité son de la salle rendant notamment justice aux moments a capella.
Vêtue d’une robe grise plutôt sobre – on l’a connue plus extravagante – et d’un masque au design futuriste dont elle se délestera très rapidement, Celeste fait son entrée en scène avec le titre d’ouverture de son nouvel opus, On to the show. Comme attendu, la chanteuse déroule dans un premier temps la set list très jazz soul de “Woman of Faces” à laquelle vient s’ajouter une réinterprétation de ses anciens morceaux (Father’s son, Lately ou encore Ideal woman) au piano et à la guitare. Une certaine intimité s’installe dans l’Olympia rempli de plus de 2000 fans que Celeste n’hésite pas à aller côtoyer au plus près en descendant de scène et en allant s’installer dans le « pit » habituellement réservé aux photographes. Une expérience mémorable pour les spectateurs installés aux premiers rangs, un peu moins pour ceux présents au fond de la salle.
Une fois de retour auprès de ses musiciens, l’ambiance change sans prévenir. Après les balades sensibles et une vulnérabilité assumée, Celeste dévoile une nouvelle facette d’elle-même, plus énergique voire azymutée avec des morceaux inédits dans un style grunge-rock auquel elle ne nous avait pas habitué. La jeune britannique est survoltée. L’esprit rebelle de Camden, le célèbre quartier de Londres dont sont issues de nombreuses icônes punk rock, plane un instant sur l’Olympia et certains spectateurs semblent clairement déstabilisés, d’autant plus que Celeste laisse planer le doute sur l’arrivée prochaine d’un nouveau projet dans cette mouvance qu’elle semble apprécier.
Heureusement, la fin du concert voit le retour à une atmosphère plus proche du répertoire par lequel elle s’est fait connaître et apprécié avec notamment le fameux This is who I am, parfaitement interprété avec ses musiciens, et un final plein d’émotions au piano avec Strange.
Ce concert à l’Olympia l’a confirmé : Celeste n’est plus seulement une figure montante de la soul anglaise. Elle écrit sa propre voix. Captivante.
Texte : Emma Ragot
Photos : © Frédéric Ragot



