;
Live reports / 30.04.2024

Adi Oasis, La Cigale, Paris

24 avril 2024.

« Regarde papa, tu as vu tout le monde qui est là ce soir ? » Des étincelles dans les yeux et l’émotion dans la voix, Adi Oasis pose un instant sa basse et s’adresse à son père, présent dans le public d’une Cigale pleine à craquer ce mercredi 24 avril pour son grand retour sur scène en France après une pause bébé. Il y a un peu plus d’un an, c’est enceinte de six mois que la chanteuse-bassiste française d’origine martiniquaise avait rempli le Trabendo. Outre son père et de nombreux membres de sa famille, son bébé est d’ailleurs lui aussi présent en coulisses pour assister à l’une des étapes françaises de sa nouvelle tournée européenne.

Le chanteur et multi-instrumentiste Ariel Tintar assure la première partie de la soirée, seul au piano, pour présenter son projet “Seconde Peau”, avec des titres mêlant français et créole comme Taxi caraïbes ou encore Missié bolo, un morceau qui parle de son père qui est douanier et les difficultés de son travail.

Adeline, son vrai prénom, est là pour défendre son nouvel opus “Lotus Glow”, sorti l’an passé, et c’est avec les principaux titres de ce premier album sous son nouveau nom d’artiste qu’elle débute son set, à l’image de Get it got it, Adonis, Sidonie (une chanson en hommage à sa grand-mère, qu’elle chante en français et anglais), Serena, Dumpalltheguns ou encore Multiply, dont elle change les paroles du refrain avec « I just had a baby ».

Visiblement très en forme et heureuse d’être de retour sur scène, la franco-caribéenne installée à Brooklyn depuis de nombreuses années sait mettre l’ambiance. Le public dodeline de la tête et l’encourage de « Go Adi! » pendant ses solos de basse électrifiants.

La chanteuse n’hésite pas à mettre ses musiciens en avant, que ce soient Corey Sanchez à la guitare et Ben Jamal Hoffmann au clavier ou encore le batteur Drüvvy qui prend la place de Leven Kali pour le titre Naked.

Adi Oasis

Corey Sanchez, Adi Oasis

Outre “Lotus Glow”, Adi Oasis revient sur ses anciens projets, avec Twilight, Mystic lover ou encore le très funky Maintain, qui s’enchaîne ensuite avec une cover de Gypsy woman de Crystal Waters que le public reprend en chœur.

Après une heure de concert, Adi, qui a depuis longtemps tombé la veste, et ses musiciens remontent sur scène pour un rappel avec FourSixty avant de conclure avec une perle cachée datant de son album “Adeline” de 2018 : Emeralds. Le public est aux anges et elle-même a du mal à quitter la scène, au point de rester une fois les lumières rallumées pour signer quelques autographes et échanger avec certains fans aux premiers rangs avant d’aller retrouver son bébé et sa nouvelle vie de jeune maman en tournée.

Texte : Emma Ragot
Photos © Frédéric Ragot