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Chroniques / 31.07.2026

Lo Bianco, Don’t Spit On My Blues

Note: ★★★ Scoop !

Genre: Funk, blues

Label: autoproduit https://beacons.ai/lobianco

Derrière ce patronyme intriguant et ce titre qui claque comme un coup de fouet se dissimule un multi-instrumentiste français adepte de James Brown, de George Clinton et de Buddy Guy. Hyper énergique, son premier album est clairement conçu pour la danse : atmosphère douchée au funk, syncopes en pagaille, rythmiques démoniaques, grooves experts, refrains scandés jusqu’à la transe, solos de guitare extravertis. On évolue bien en territoire P-funk !

Et si l’ambiance est à la fête, l’exigence est également au rendez-vous : la maîtrise instrumentale, l’attention portée aux détails ou le professionnalisme de la production ne sont jamais pris en défaut. Bien qu’il s’agisse d’une autoproduction et que Lo Bianco, secondé par Virgile Jondot à la basse, Thimothée Lévêque aux percussions et Maïa Curci-Mirou aux chœurs, se soit acquitté seul du chant lead et des parties de batterie, de claviers et de guitares, l’ensemble conserve une spontanéité organique bien en phase avec le style revendiqué. L’authenticité de la démarche transparait dans les paroles (Headin’ straight for a wall ; I handle my own shit), une assertivité typiquement blues qui nous rend cet artiste encore plus attachant.

Les solos auraient pu, par endroits, être raccourcis ou allégés d’une saturation trop agressive mais ces menus reproches ne pèsent pas grand-chose face au plaisir que l’on ressent à faire crépiter dans ses enceintes des brûlots tels que Clap your hands (habituellement positionné en entrée de set) ou Somebody else. A découvrir sur scène, vite !

Ulrick Parfum

Sortie : 3 juillet 2026