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Chroniques / 15.06.2026

Ghalia Volt, Burn The House Down

Note : ★★★

Label : Ruf Records

Genre : blues rock, roots

Née en Belgique, passée par les routes européennes puis installée à La Nouvelle-Orléans, Ghalia Volt s’est imposée disque après disque comme l’une des figures les plus dynamiques de la scène blues actuelle. En duo, en groupe ou en one-woman-band, elle a construit un univers bien à elle. ″Burn The House Down″, son (déjà !) sixième album, confirme cet élan.

Sans le figer. Enregistré à Nashville en deux jours, presque en prise directe, avec JD Simo à la production, Chris Powell à la batterie et Brian Allen à la basse, le disque mise sur la spontanéité. Amplis qui bavent. Prises peu retouchées. Énergie captée sur le vif. Cette méthode lui convient parfaitement. Ghalia chante comme elle joue : avec nerf, franchise et urgence. Sa voix claire donne du mouvement aux morceaux. Son jeu aussi.

Le plus convaincant, c’est sa façon de rajeunir le blues sans chercher à le dénaturer. Le disque oscille librement entre hill country, juke joint groove, rock nocturne et slide mordante. Avec, par endroits, quelques réminiscences de musiques espagnoles ayant bercées son enfance. Mine, Ride, Where Do We Go ou Lucifer’s Grip avancent avec autorité et assertivité, drivées par un sens du riff qui dépoussière le vieux boogie ancestral. Le blues est là. Le rock aussi. Sans artificialité. Ghalia Volt apporte à cette musique du nerf, du mouvement, un vrai plaisir de jeu.

″Burn The House Down″ n’est pas un disque qu’on écoute en fond sonore, pour accompagner une tasse de thé ou un cocktail entre amis. C’est un disque puissant, qui secoue et bouscule. Et qui rappelle une chose simple : le blues peut encore brûler.

Ulrick Parfum

Sortie : 15 mai 2026