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Brèves / 25.06.2024

Bluesville/Craft réédite Albert King et Lightnin’ Hopkins

Sous étiquette Bluesville, la maison Craft Recordings, filiale du label Concord spécialisée dans les rééditions haut de gamme et audiophiles de chefs-d’œuvre du jazz, du blues et de la soul (Stax, Vee-Jay, Prestige, Riverside, Rounder, Fantasy…) annonce la sortie le 13 septembre prochain du célèbre live d’Albert King, “Live Wire/Blues Power” (1968) et du poignant “Last Night Blues” de Lightnin’ Hopkins (featuring Sonny Terry, 1961).

Comme pour tous les titres de la collection Bluesville (lancée en février avec “Burning Hell” (1964) de John Lee Hooker et “Today!” (1966) de Skip James), ces deux disques sortiront en vinyle en partenariat avec l’entreprise Acoustic Sounds. Promettant une expérience d’écoute inégalée, ils bénéficient d’un nouveau mastering analogique réalisé par l’ingénieur Matthew Lutthans (nommé aux Grammy), seront pressés sur vinyle 180 grammes par Quality Record Pressings (QRP, une référence) et seront complétées de nouvelles liner notes rédigées par le producteur, musicien et écrivain-spécialiste Scott Billington. Afin que la fête soit totale, ces disques seront aussi disponibles sur CD et en numérique en son haute résolution.

Enregistré lors d’un concert en 1968 au Fillmore Auditorium de San Francisco, produit par le batteur des MG’s Al Jackson Jr. et sorti chez Stax, “Live Wire/Blues Power” est l’un des chefs-d’œuvre absolu de la guitare blues. Soutenu par une petite section rythmique (guitare, orgue, basse, batterie), le charisme, l’intensité et la virtuosité d’Albert King (a-t-il jamais mieux joué qu’ici ?) laissent littéralement pantois les hippies du Fillmore (tout comme l’auditeur de 2024…). Ce n’est plus un concert, c’est une messe. Le matériel original est de tout premier ordre (le phénoménal sermon Blues power ; le foudroyant Blues at sunrise), auquel s’ajoute quelques reprises de morceaux devenus des classiques, dont une interprétation fougueuse de Watermelon man de Herbie Hancock.

Originaire de Houston, au Texas, Sam “Lightnin’” Hopkins était l’un des artistes les plus prolifiques de son époque admiré autant pour ses prouesses techniques que pour sa poésie d’auteur-compositeur. Sa carrière, qui s’étend sur quatre décennies, a influencé des générations d’artistes (Townes Van Zandt ou Stevie Ray Vaughan, entre autres).

Enregistré par le légendaire ingénieur Rudy Van Gelder, l’album acoustique “Last Night Blues” est un joyau des catalogues de Lightnin’ Hopkins et de Sonny Terry, dont il s’agit de la deuxième des trois collaborations. Accompagnés par Leonard Gaskin (basse) et Belton Evans (batterie), les deux bluesmen délivrent un set dépouillé, intime et émouvant, comprenant sept originaux de Hopkins, plus une composition écrite avec Terry. L’album comprend de nombreux classiques tels que Got to move your baby, le langoureux Rocky mountain et Last night blues .

Scott Billington note : « Le jeu de guitare et le chant de Lightnin’ sont à la fois passionnés et détendus. L’imagerie lyrique de ses textes est saisissante (« You know the nightmares jumped on poor Lightnin’, they rolled me all night long/And I woke up not findin’ nothin’ but a dream/That’s why I’m singin’ this lonesome song »), magnifiée par ses contrepoints de guitare et les traits déchirants d’harmonica de Terry. » Difficile de ne pas frissonner à l’écoute de Conversation blues, qui traite de la cécité de Terry et dans laquelle Hopkins déclare : « You know I only got two eyes and I’d offer you one. Now don’t you think well of me? »

Précommandes disponibles ici : found.ee/bluesvillerecords