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Chroniques / 07.09.2026

Hannah Gill, I Like The Sunrise

Note : ★★★★★ Le Pied !

Genre : jazz

Label : Turtle Bay Records

Encore peu connue en France, la chanteuse Hannah Gill a connu des débuts précoces. À seize ans, elle grave son premier EP et se produit dans sa ville natale d’ Easton (Maryland) avant de s’installer, deux ans plus tard, à New York. Sa carrière démarre véritablement en 2017 quand elle participe aux tournées du Postmodern Jukebox, le groupe du pianiste et arrangeur Scott Bradlee, qui la mèneront en Australie et en Europe.

S’inscrivant dans cette trajectoire ascendante vient de paraître « I Like The Sunrise », son quatrième recueil produit par le label Turtle Bay Records et consacré au répertoire de Duke Ellington.

Le premier titre de l’album, So Far, So Good, une composition de Jack Lawrence, Eddie White et James R. Mundy qui fit partie du répertoire ellingtonien, en donne l’ambiance générale en révélant la sûreté du phrasé d’Hannah Gill hérité d’Ella Fitzgerald, la qualité de sa diction, la force de son swing et la complicité qui la lie au saxophoniste Ricky Alexander et au guitariste Luis Salcedo dont les chorus et les contrechants sont toujours dans le ton. Cette impression est confirmée par I ain’t got nothin’ but the blues, I’m just a lucky so-and-so, I got it bad (and that ain’t good) et Do nothing till you hear from me qui montrent avec quelle maestria la chanteuse exploite les subtilités du tempo lent en mettant en valeur une ligne mélodique.

Il est vrai qu’elle est accompagnée par une section rythmique de haut niveau (Phil Ambuel (b), Adam Ray (dms)) qui dispense un accompagnement inspirant les solistes.

Un bel hommage à Duke Ellington et une façon efficace de célébrer la tradition en la parant d’une touche contemporaine bienvenue.

Alain Tomas

Sortie : 19 juin 2026