Kat Riggins & Her Blues Revival, Everyday Is Saturday
03.09.2026
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Note : ★★★
Genre : blues rock
Label : Gulf Coast Records
Pour son 13e essai solo, l’ancien guitariste de Junior Wells est parti enregistrer à Londres aux studios Abbey Road, sur la trace des guitaristes anglais qui l’influencèrent adolescent, lui l’enfant New-Yorkais dont le mélange des cultures constitue une part essentielle de l’ADN, au propre (une mère Cubaine, un père Italien) comme au figuré (ses diverses sources d’inspiration, avec le blues comme dénominateur commun).
On ne sera donc pas surpris de retrouver en fin de set une reprise rageuse du classique de John Lennon, Yer blues, dans une version qui évoque le Rock’n’Roll Circus de 1968, mais aussi des relectures d’Albert King (Don’t burn down the bridge) ou de Mongo Santamaria (Afro blue). En effet, malgré son orientation britannique, le disque ne fait pas mystère des influences américaines de Castiglia (lignée Jimi/Stevie Ray), au gré de chorus virtuoses et burinés, sculptés au slide, à la wah-wah ou dans une saturation vintage qui fleure bon les lampes chauffées à blanc. Son envie d’en découdre reste intacte, portée par un répertoire solide et varié : chant impliqué, riffs puissants, textes à portée politique ou sociétale (In My America, Michigan Avenue), humour caustique (The Milk Is Still Good) et interprétation irréprochable, servie par un power-trio éprouvé (son groupe de scène : Cliff More à la basse, Ray Hangen à la batterie) et des claviers discrets mais essentiels, qui huilent l’ensemble avec justesse.
Une tranche de blues-rock électrique fougueuse et bien juteuse, dans la lignée des dernières productions de son collègue, ami et patron de label Mike Zito, par ailleurs cosignataire de Slumlord billionaire, l’un des meilleurs titres du CD, diatribe que l’on imagine sans mal adressée au locataire de la Maison Blanche…
Ulrick Parfum
sortie : 31 juillet 2026