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Chroniques / 24.08.2026

Mike Wheeler, Chicago Blues With The Mike Wheeler Band

Note : ★★★ ½¶

Genre : Chicago blues (c’est écrit dessus !)

Label : Delmark

Percy Mayfield a gravé pour la première fois son émouvante composition Memory pain en 1953. Elle fut reprise douze ans plus tard par John Lee Hooker sous le titre It serves  me right. D’innombrables versions suivirent, dont celle de Johnny Winter en 1969, mais la plus remarquable, à mon sens, est celle de Jimmy Johnson enregistrée pour l’anthologie “Living Chicago Blues, volume 1“ d’Alligator, en 1978, et cette fois intitulée Serves me right to suffer !

En septembre 2023, lors d’un concert à l’occasion du trentième anniversaire du label Delmark, Mike Wheeler reprit le thème en forme d’hommage à Jimmy Johnson (disparu en 2019). Particulièrement inspiré et formidablement soutenu par Dave Specter (guitare) et Roosevelt Purifoy (piano), en plus de ses complices habituels (Larry Williams, bass ; Cleo Cole, drum), il en donna une relecture bienvenue. A tel point que Delmark jugea bon de mettre en ligne cette seule plage, en janvier 2024, sous forme d’un « digital single ».

L’annonce d’un nouvel album de Mike Wheeler donna à penser qu’il s’agissait d’une nouvelle séance du chanteur-guitariste, toujours très actif sur scène aux US ou en Europe, mais sans nouveau disque depuis 2016. Raté !  Delmark est allé puiser deux titres de “Self Made Man“ (2012) et cinq de “Turn up !“ (2016) pour escorter Serves me right to suffer.

Pas de surprise donc à retrouver ce Chicago blues éprouvé, efficace, mais sans grande personnalité, même si des titres comme A blind man can see, That’s what love will make to do (compo de Little Milton) ou Chicago blues, très Muddy Waters avec l’harmo d’Omar Coleman, tiennent bien la route.

Jacques Périn

Sortie : 23 juillet 2026