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Chroniques / 16.06.2026

Russ Green, Stone Cold

Note : ★★★ ½

Genre : blues, soul

Label : Overtonemusic.com

Après l’excellent « City Soul », paru il y a déjà huit ans, ce nouvel album « Stone Cold » de Russ Green vient calmer l’appétit de ses fans. Dix morceaux écrits par lui constituent un menu complet, blues, soul, ou les deux en même temps, servis par une équipe efficace, le chef Russ étant secondé par Giles Corey et Vince Agwada aux guitares, Joe Munroe aux claviers, Vic Jackson à la basse, et Felix “D Kat” Pollard à la batterie.

Tout est joué avec une juste puissance, le disque étant en quelque sorte séparé en deux parties par l’acoustique Nobody knows. Avant cela, le riff râpeux de la guitare slide de Lint redux, vite rehaussé par l’harmonica, l’ouverture à l’orgue du morceau titre, son rythme qui s’emballe, son solo de grosse guitare suivi celui d’un harmonica incandescent, le funk de Hey man, ont fait monter le rythme cardiaque, bercé ensuite par le soul blues de Waitin’ on you et son joli solo d’harmonica. La deuxième partie du disque est soul blues avec l’urgence de Need you so bad, puis plus classique avec le shuffle Troubled world ou le final Boogie joint, boogie blues à la James Cotton, harmonica véloce et guitare slide.

Les textes portent la marque de Russ, fortement évocateurs avec pourtant peu de mots. Par son timbre et son léger vibrato, sa voix retient l’attention. Son jeu d’harmonica est vif, incisif, alternant riffs fulgurants et notes tenues, qu’il faut apprécier en tendant un peu l’oreille. Les solos auraient effectivement mérité une place plus en avant dans le mix, mais l’attention que leur écoute nécessite en conséquence permet d’apprécier encore plus le phrasé de Russ. Un disque qui confirme la place qui est celle de Russ Green dans le blues électrique contemporain.

Christophe Mourot

Sortie : 29 mai 2026