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Chroniques / 06.11.2026

Vaneese Thomas, Window To My Soul

Note : ★★★★ ½¶

Genre : Soul bluesy

Label : Overton

Depuis son recentrage soul blues en 2014 avec “Blues For My Father“, Vaneese Thomas n’a jamais déçu. Et elle ne commencera pas avec “Window To My Soul“. Qui n’est pas le titre d’un morceau mais l’indication de sa démarche. Ses chansons, toutes écrites ou co-écrites de sa plume, témoignent de la vision d’une femme de son temps, en quête de dignité, de résilience et d’indépendance. Sans minauderie ou facilité. Son exigence n’est pas synonyme pour autant d’austérité : son chant a gardé son intensité, sa chaleur et son pouvoir de séduction.

Le plus souvent, elle s’accompagne au piano en s’appuyant sur un groupe impeccable qui la suit depuis un moment, avec le guitariste Al Orlo, ancien directeur musical de Ben E. King et souvent sollicité en solo, ou l’excellent Dave Keyes dont l’orgue apporte la touche churchy à Save me. Ailleurs, l’harmonica de Rob Paparozzi (ex-Blood Sweat & Tears) se mêle à la section de cuivres dans Ain’t no reason, un blues de belle facture. Les cuivres sont aussi à la fête dans la ballade pleine d’espoir, Every moment in my lifetime ou Ain’t gonna be ne one’s fool (solo de ténor de Cliff Lyons). La voix de Vaneese se fait touchante dans l’épuré I’m a diamond, hymne à l’émancipation féminine, ou dans That’s a woman. Si les tempos lents sont favorisés, l’album s’ouvre sur le très dansant I still got the blues, plein de sagesse (« Money didn’t change things I’m tellin’ you the news ») et s’achève sur un blues, Livin’ with a lie, aux accents jazzy grâce à la trompette de Tim Ouinette et la clarinette d’Anddy Drelles.

Avec guère plus de 30 minutes, l’album est certes un peu court, mais on en apprécie tous les instants.

Jacques Périn

Sortie : 25 septembre 2026