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Live report / 28.11.2018

The Limboos + Shirley Davis & the Silverbacks

Première visite à la salle Fuzz'Yon de la Roche-sur-Yon et il est temps car la programmation comporte de jolis noms, comme les groupes de ce soir, mais aussi Delgres ou Don Bryant dans les semaines à venir. De taille moyenne, l'endroit est convivial et permet une bonne proximité avec les artistes.

C'est la chanteuse Shirley Davis qui débute la soirée avec son groupe The Silverbacks, devant un public nombreux. Pour qui aime la soul vitaminée façon Sharon Jones, c'est un lancement idéal. Les Silverbacks sont affûtés et Shirley peut s'appuyer sur eux pour envoyer son énergie souriante vers le public. Dès le deuxième titre All about music elle descend dans le public pour une longue séquence où elle fera danser les spectateurs. Les titres funky et dansants s'enchainent, Be yourself, Wishes and wants, ce dernier avec de beaux arrangements de cuivre et des chœurs tribaux, My universe avec son riff d'orgue entêtant, Nightlife, sans oublier la ballade occasionnelle. Shirley elle-même change d'allure, de coiffure, de parure, aussi bien dans les cheveux que sur le visage, avec un sens consommé de la mise en scène. Le rappel se fait avec Never loved a man et Black rose.

 

 

 

 

 

 

 

L'entrain va continuer de croitre avec The Limboos, quintette de rock ‘n’ roll et calypso, un style qu'ils qualifient eux-mêmes d’ “exotic rhythm & blues”, emmené par le chanteur guitariste Roi Fontoira, accompagné de Sergio Alarcon (guitare, percussions, voix), Dani Nino (sax baryton), Santiago Sacristan (basse) et Daniela Kennedy (batterie), La voix éraillée du leader est en accord avec la musique du groupe, faite de rock ‘n’ roll chaloupé, avec Diddley beat de temps à autre, calypso et une pointe de soul. Le répertoire comprend une majorité de titres chantés, Lies, Tell me pretty baby, I don't buy it, Drunk calypso, mais aussi d'instrumentaux torrides qui chavirent le public, comme Cray rumba.

 

 

 

 

 

 

De surchauffée, l'atmosphère passe à très moite, et il faut se couvrir quand, après un rappel endiablé avec Sergio Alarcon au chant et maracas, il s'agit de sortir du lieu et prendre la route du retour.

Texte et photos : Christophe Mourot