;
Chroniques / 26.06.2026

Teresa James & the Rhythm Tramps, Bad At Being Good

Note : ★★★

Genre : Texas rockin’ piano

Label :  Jesi-Lu MoMojo records

La tendance s’est alourdie chez les chanteurs- pianistes américains : ou ils se produisent en petites formations et sont alors cantonnés aux clubs de jazz- jouer en solo est devenu impensable sauf dans les shoppings- , ou ils choisissent de la soul populaire, ornée de cuivres rutilants afin d’élargir leur répertoire et conquérir un nouveau public dansant, quitte à corrompre leur identité. Exception : Marcia Ball. Même Linda Gail Lewis s’y est laissée séduire (en disque).

C’est le syndrome qui a touché Teresa James, joyeuse praticienne à la voix mutine, charmeuse ou autoritaire qui se voit ainsi chargée d’arrangements éclatants et un batteur carré qui cogne, du moins dans le mixage (Tony Braunagel) : « We came to rock, All about the benjamins, Close down the blues bar (excellente compo de Gary Nicholson), le disque défile. Pourtant, c’est un de ses albums les plus « claviérisé », grâce aussi à Kevin McKendree (Hammond, Wurlitzer et piano) et Jon Cleary (présent sur un titre).

Autres temps, autres mœurs : il y a 50 ans, des producteurs nashvilliens l’auraient affadie avec les sirupeux Anita Kerr Singers. Donc, gardons confiance : en live dans un club, elle sonnera davantage telle qu’en elle-même, une road warrior au naturel.

André Hobus

Sortie : 16 janvier 2026