;
Live report / 14.01.2019

Slim Paul

Avant de conquérir 2019, revenons en quelques mots (et photos) sur un concert marquant de l'année passée. Il s'est tenu à Toulouse, un soir d'octobre. Toute la salle Nougaro s'était alors donné le mot pour venir voir puncher sur scène l'enfant du pays, Slim Paul. Un grand échalas de plus de deux mètres, qui après une belle aventure avec le groupe de blues-hip-hop Scarecrow, fait aujourd'hui vibrer sa voix caverneuse et les cordes de sa guitare en solo. Pas question pour autant d'oublier les comparses d'antan, comme l'énergique Jamo D., son ancien bassiste qui passe (et bat) désormais le temps derrière une batterie, avec une certaine aisance et une joie plus que communicative.

 

 

 

 

Dans une formation resserrée autour d'un trio auquel il faut ajouter la (contre)basse solide de Manu Panier, Slim Paul aura dévoilé avec minutie, rage et ce qu'il faut de timidité, les morceaux de son premier album baptisé “Dead Already”. Précision utile : malgré des textes emprunts de noirceur, l'heure n'est pas aux plaintes ou aux pleurs arides, mais bien à la réjouissance d'une résurrection endiablée. Entre rock, compositions catchy et bottleneck.

Mathieu Bellisario
Photos © Frédéric David

Line-up : Slim Paul (chant, guitare), Manu Panier (basse, contrebasse), Jamo D. (batterie).