Baby Rose, Yearnalism
10.07.2026
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Note : ★★★★ ½
Genre : blues
Label : Alligator
Avec son physique à la Bruce Springsteen, l’ex-marine (1986) puis policier fédéral établi à NYC, devenu fan de l’harmonica musclé de James Cotton, des fondateurs d’après-guerre du Chicago blues (merci papa !) puis de l’americana du Band, s’est d’abord fait remarquer par leur batteur-chanteur -compositeur Levon Helms qui l’a intégré dans son groupe, les Barn Burners, puis l’a petit à petit mis aux vocaux.
Encouragé par Bob Margolin et Hubert Sumlin – excusez du peu ! – , il se lance en solo depuis un club de la Nouvelle Orléans. A la manière d’un barman écoutant les clients, ses compositions reflètent donc du vécu social et affectif, le punch de sa voix et ses rasades d’harmonica bien rauque renforçant leur crédibilité.
Après quatre albums et un premier chez Alligator (The Hard Line/2024), son nouveau est davantage mis en place, dans le studio de Kid Andersen avec une petite touche cuivrée et des invités ponctuels. Bob Margolin, Lil’ Ed Williams et Wayne Toups sont les plus connus.
Oui, c’est bien du blues de baroudeur et de travailleur en col bleu, celui des salopettes. Tout un programme symbolisé, selon moi, par le titre final : Daddy was a wolfman. Ce n’est pas de la petite bière, les gars !
André Hobus
Sortie : 10 juillet 2026