Live reports

11/07/2017

© Brigitte Charvolin

MAVIS STAPLES

Cahors Blues Festival (46)

C’est au lendemain de son soixante-dix-huitième anniversaire que Mavis Staples se produit sur la scène de Cahors, mais la chanteuse n’a rien perdu de son mordant. Ainsi elle fait remarquer qu'il aura fallu tout de même trente-cinq ans au festival de blues français pour la programmer mais que s'il fallait attendre le même nombre d’années avant de revenir, elle et ses musiciens en seraient ravis !

Malgré une sonorisation quelque peu déséquilibrée (particulièrement en début de set), Mavis et son groupe délivrent rapidement un Take us back efficace et engageant, avant d'enchaîner un peu plus loin avec une reprise de For what it’s worth des Buffalo Springfield (titre qui a contribué au succès des Staple Singers à la fin des années 1960). Difficile de résister à cette composition intemporelle et aux riffs bien sentis du guitariste Rick Holmstrom.

Après un blues solide, retour aux classiques avec Respect yourself, occasion parfaite pour le choriste masculin Donny Gerrard de reprendre la partie chantée à l’époque par Mavis sans faire honte à celle-ci, bien au contraire ! De son côté, la chanteuse démontre toute ses capacités, alternant entre chant profond et coups de gorge.

 

 

Le moment le plus intimiste du concert sera son interprétation de You are not alone, probablement une de ses plus belles chansons, un concentré de chaleur humaine que la dame transmet aussi bien sur scène qu’en studio.

Du profane au sacré, c’est toujours la même ferveur que Mavis déploie sur scène, elle le prouve en nous gratifiant d’un Wade in the water à la rythmique plutôt décontractée mais tout de même intense et saisissant grâce à ce chant invocateur. Le chaloupé Love and trust est quant à lui l'un des moments choisis par Rick Holmstrom (bon complice de Mavis, comme tous les autres membres du groupe) pour placer un solo captivant.

 


Rick Holmstrom, Mavis Staples

 

On s’approche de la fin du set et Mavis Staples puise à nouveau dans le répertoire familial, mais cette fois avec un choix moins évident : Reach out, touch a hand, make a friend qui fait écho à You are not alone avec un message simple et universel. Encore des frissons.

Quoi de mieux pour conclure qu’un I’ll take you there fédérateur ? Le bassiste Jeff Turmes, jusque-là très discret, peut placer une syncope impeccable en réponse à la chanteuse et ses choristes. Si ce soir Mavis n’aura pas hésité à interpeller le public et à aller au-devant de la scène pour communier avec lui, c’est bien sur ce final qu’elle se donne le plus et surtout le plus longtemps. Une version prolongée qui laisse à quai le moindre souci et nous emporte, en effet, vers un endroit meilleur. Amen.

Hugues Marly
Photos © Brigitte Charvolin

 

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