Live reports

03/02/2017

Lee Fields © Fouadoulicious

Lee Fields & the Expressions + The Adelians

Élysée-Montmartre, Paris 18e

Bonne surprise : alors qu’il se produisait régulièrement dans des salles moyennes comme le Trabendo ou la Maroquinerie, c’est un Élysée-Montmartre complet plusieurs jours à l’avance qui attendait Lee Fields et ses Expressions pour ce concert qui fêtait la sortie de son album “Special Night”.

C’est aux Adelians, le groupe phare du label Q-Sounds, basé en Seine-Saint-Denis, qu’il appartenait de chauffer la scène, avec un court set d’une demi-heure. Peut-être pour cause de timidité, il a fallu un bon quart d’heure à Florence, la chanteuse du groupe, pour donner sa pleine mesure, mais une fois les chevaux lâchés le public a suivi, sur un répertoire solidement ancré dans la soul – d’autant que les titres en français, les moins convaincants, sont restés très minoritaires.

 


The Adelians

 

Après une courte pause, c’est au tour des Expressions, dans un line-up un peu différent de celui du disque (Thomas Brenneck, en particulier, n’est pas de la partie) emmené par le clavier Toby Pazner, de rejoindre la scène pour le traditionnel instrumental d’ouverture, après lequel arrive Lee Fields lui-même. Si le jeu de scène s’est apaisé – les maniérismes browniens ont désormais totalement disparus –, la présence de Fields est toujours aussi magnétique, même quand il cède à quelques facilités, comme le fait de faire chanter différentes parties du public… Comme toujours avec Fields, c’est le répertoire du dernier album, complété par quelques titres issus des précédents (My world, Just can’t win), qui constitue la base du show.

 


Lee Fields & the Expressions

 


Lee Fields

 


Lee Fields

 

Vocalement impeccable et en parfaite harmonie avec ses accompagnateurs, Fields donne à ses nouveaux titres l’ampleur qu’ils méritent, de Special night – particulièrement approprié – à I’m coming home, qui faisait l’ouverture de sa prestation. Au final, il revient vers Faithful man, dont il donne une version à rallonge, merveille de jeu de tension-détente acclamée par le public, avant de chanter en rappel le très attendu Honey dove.

 

 

 

L’ensemble donne une prestation parfaitement réussie – Lee Fields est sans aucun doute un des artistes à ne pas rater sur scène en ce moment –, à laquelle on ne reprochera que sa brièveté (une heure et quart tout compris, de l’entrée sur scène des Expressions à la fin du rappel) et le caractère quelque peu prévisible du répertoire : j’aurais pu gagner une somme non négligeable en pariant avec mon estimable collègue Franck Cochon, également présent, sur les titres retenus pour le final et le rappel…

Frédéric Adrian
Photos © Fouadoulicious

 

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