Actus

15/11/2018

Eddie Willis © X / DR

Ils nous quittent

Hommage aux artistes et personnalités disparus ces derniers mois. 

Eddie Willis (1936-2018)
Membre historique de l’orchestre maison de Motown – il est là dès le Come to me de Marv Johnson, enregistré fin 1958 –, le guitariste Eddie Willis a été l’un des ingrédients majeurs du son du label, entendu sur des dizaines de classiques des plus grands artistes de la firme, des Supremes (You keep me hangin’ on) aux Temptations (The way you do the things you do) en passant par Marvin Gaye, Stevie Wonder… À partir du milieu des années 1970, tout en continuant pour travailler pour Motown, il diversifie les employeurs, enregistrant entre autres derrière William Bell, Albert King, Bobby Womack et Johnnie Taylor, avant de participer au début des années 2000 à l’aventure des Funk Brothers.

 

 

Rudy Copeland (19??-2018)
Découvert par beaucoup sur l’album “Don’t Give Up On Me” de Solomon Burke puis au sein de l’orchestre scénique de celui-ci, l’organiste Rudy Copeland était pourtant déjà – et malgré les histoires racontées à l’époque par Burke, qui le faisait passer pour l’organiste de son église ! – un vétéran de la scène soul blues, avec un album solo paru sur Fantasy en 1978 et, surtout, de très nombreuses séances aux côtés entre autres de Johnny Guitar Watson (dont il était un collaborateur régulier), Fred Wesley, Cissy Houston et Larry Williams. Il s’était fait entendre récemment au sein du groupe accompagnant la plupart des invités sur l’album “Strange Angels: In Flight With Elmore James”.

James “Big Jim” Wright (1966-2018)
Collaborateur régulier de Jam & Lewis, ce musicien aux multiples talents – producteur, clavier, choriste, auteur-compositeur… – avait notamment travaillé pour Janet Jackson, Patti LaBelle, Gladys Knight, Aretha, Barry White, les Isley Brothers, Chaka Khan, Lionel Richie, Mariah Carey et Anthony Hamilton.

Joel “Razor Sharp” Johnson (19??-2018)
Né à Baltimore, le clavier avait rejoint le Bootsy’s Rubber Band en 1976, avant d’enregistrer avec différents artistes et groupes de l’univers clintonien – Parliament, Maceo Parker, les Brides, Parlet, Fred Wesley… Plus récemment, il avait accompagné Cody ChesnuTT ‎sur son album “Landing On A Hundred”.

Don Gardner (1931-2018)
Originaire de Philadelphie, Gardner avait commencé sa carrière discographique à la fin des années 1940, avec un single pour Gotham, avant d’enregistrer pour différents labels (Cameo, Fire, DeLuxe, Jubilee, Verve…) des années 1950 aux années 1970, seul, avec les Sonotones ou en duo avec Dee Dee Ford, avec qui il décroche son principal tube, I need your lovin’, en 1962. Mentor de Bettye LaVette à ses débuts, il produit la première version de Let me down easy et encourage aussi les débuts de George Benson. Quand sa carrière ralentit, dans les années 1980, il continue à travailler dans la musique, prenant des responsabilités dans la gestion du Clef Club de Philadelphie.

G.G. Shin (1939-2018)
Décrit sur le site du Ponderosa Stomp comme « ultimate blue eyed soul singer », le chanteur et trompettiste G.G. Shin s’était fait remarquer au milieu des années 1960 au sein des légendaires Boogie Kings, orchestre phare de Louisiane, avant de s’engager dans une carrière solo, entre soul et swamp pop, dont la popularité n’a que rarement dépassé les frontières de son État. 

Blue Miller (19??-2018)
Originaire de Détroit, Bill “Blue” Miller se fait remarquer aux côtés de Bob Seger avant de s’engager dans une carrière de sideman “tout terrain”, tout en copilotant un groupe country rock, le Gibson/Miller Band. Mais c’est surtout pour son rôle, en tant que producteur et guitariste, dans les débuts discographiques d’India.Arie, qu’il a marqué l’histoire des musiques afro-américaines.

Gerald Adams (19??-2018)
Vétéran de la scène musicale de La Nouvelle-Orléans, le bassiste avait enregistré dans les années 1950 avec Earl King (I’m your best bet, baby), mais aussi avec Paul Barbarin et Kid Howard.

Jeanie Greene (1943-2018)
Née Mary Elizabeth Johnson Lee, la chanteuse a multiplié les pseudonymes pour sa production personnelle (Jeanie Fortune, Jeanie Johnson, Mary Greene, Mary Johnson…), tout en menant une prolifique carrière de choristes, à Muscle Shoals notamment, pour Elvis Presley, Percy Sledge, Doris Duke, Albert King, Dan Penn…

Jack Constanzo (1919-2018)
Originaire de Chicago et surnommé Mr. Bongo, le percussionniste avait commencé sa carrière au cours des années 1950, accompagnant pendant plusieurs années Nat King Cole, mais aussi Sam Cooke (Everybody loves to cha cha cha) ainsi que de nombreux musiciens de jazz et de variété. 

Johnny Dawson (19??-2018)
Membre fondateur des Elgins, Johnny Dawson avait participé à l’ensemble des succès du groupe pour Motown – dont le succès Heaven must have sent you – dans les années 1960 mais aussi à la reformation de la fin des années 1980 dans le cadre des productions de Ian Levine.

Clarence Ludd (1932-2018)
Figure de la scène de Chicago, Clarence Ludd avait été, avec son épouse Artis, le patron de nombreux clubs, parmi lesquels The High Chaparral, qui avait accueilli, entre autres, des vedettes majeures comme B.B. King, Bobby Blue Bland, Little Milton, War (qui y a enregistré un album en public), James Brown, ainsi que les artistes locaux parmi lesquels des Jackson 5 débutants, qui s’y sont fait remarquer en première partie de Bobby Taylor & the Vancouvers…

Frédéric Adrian

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