Live reports

04/11/2018

© Fouadoulicious

Zapp

Trabendo, Paris 19e

Quoi de mieux pour arriver à un concert de Zapp que le classique Dance floor ? Tout y est : costards, talkbox, chorégraphie. Même en 2018, le groupe déploie une ardeur communicative, que l’on doit notamment à Lester Troutman, batteur agile et vigoureux. Ce n’est pas l’audace qui manque ici, et le guitariste Riccardo Brayse lance dans un solo incendiaire qu’il exécute au milieu du public ! Pour ne rien gâcher, la salle entonne avec le groupe le fameux « shake shake », toujours sur le titre Dance floor.

 


Terry “Zapp” Troutman

 

 


Lester Troutman

 


Bart Thomas

 


Dale DeGroat

 

Pilier du groove, Lester Troutman a aussi droit à son moment pour briller, avec une démonstration technique un peu longue… Peut-être pour rappeler qui sont les patrons ou simplement pour faire plaisir au public, le groupe rejoue ensuite par-dessus le Uptown funk de Mark Ronson-Bruno Mars, pas mal mais déconcertant ! Il y a certes des moments en creux dans cette performance, comme la fameuse reprise de I heard it through the grapevine qui a pris un coup de vieux, mais l’efficacité de la performance est indéniable : il suffit d'observer le public se balancer au rythme de la chorégraphie des musiciens. On revient vite en appétit avec un slap de basse, régal de funk percutant !

 


Bart Thomas

 


Dale DeGroat, Anthony Arrington, Riccardo Bray

 


Riccardo Bray, Dale DeGroat

 


Bart Thomas, Anthony Arrington, Riccardo Bray

 

Après avoir lancer un contagieux handclap introductif, c’est sans prévenir que la bande de l’Ohio introduit du blues dans sa musique avec un chorus d’harmonica enfiévré, qui va rapidement se caler sur l’un de ces redoutables claps syncopés dont Zapp a le secret. Si les plans de saxophone sont moins convaincants, on reste impressionné devant ce funk gourmand et flamboyant. 

 


Lester Troutman

 


Terry “Zapp” Troutman

 


Riccardo Bray, Anthony Arrington

 


Riccardo Bray

 

Quand vient le moment de jouer le célèbre More bounce to the ounce, on esquisse un sourire moqueur à la vue des perruques afro arborées par le groupe, mais on reste calé sur ce beat imparable. Arrive ensuite l’apothéose, une version terriblement jouissive de California love, ce titre autant lié à l’histoire du funk qu’à celle du hip-hop, idéal avant de faire monter le public sur scène et fermer le rideau dans un moment d’extase. 

 

 

 

 

Hugues Marly
Photos © Fouadoulicious

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