Live reports

07/12/2017

Rico McFarland © J-M Rock'n'Blues

Chicago Blues Festival

Jazz Club Étoile, Paris 17e

Ceux qui ont voulu voir le Chicago Blues Festival au Jazz Club du Méridien le vendredi 8 décembre ont eu une mauvaise surprise : le club avait été “privatisé” et l'orchestre mis en chômage technique. Dommage pour cet événement rituel (49e édition) et fédérateur !

Corey Dennison, pressenti au départ, pour compléter le band de Carl Weathersby ayant déclaré forfait, c'est Rico McFarland qui s'y est collé. Au regret de ne pouvoir vérifier le potentiel d'un talent dévoilé par deux albums Delmark s'est substitué l'intérêt de voir sur le devant de la scène un bluesman trop méconnu. Rico McFarland ne compte en effet qu'un album en titre (“Tired Of Being Alone” de 2001 sur Evidence) et la réputation d'un sideman (pour James Cotton, Lucky Peterson, etc.) plus que d'un soliste. Car c'est bien en alter ego de Carl Weathersby qu'il s'est présenté. Excellent chanteur (I can't stand the rain), il fait preuve d'un jeu de guitare d'une grande finesse, qui trouve son meilleur emploi lors d'une version superbe du pourtant galvaudé Stormy Monday.

 


Jeremiah Thomas, Rico McFarland, Timothy Lee Waites

 

 


Ronald Moten

 

Carl Weathersby joue maintenant assis et sa voix n'a plus l'agilité d'hier. Plus rauque, elle distille pourtant une fragilité touchante sur Feels like rain. Elle retrouve plus d'assurance sur Crosscut saw ou 24 hours a day. Weathersby privilégie souvent une approche jazz, comme dans Hold on ou Are you serious?, un thème de Tyrone Davis. Son jeu de guitare est intéressant, mais je ne comprends pas pourquoi il use d'effets qui donnent un écho caverneux à son instrument. Décidé à sortir de son cadre de référence, il y va même d'un santanesque Europa !

 


Carl Weathersby

 

 


Timothy Lee Waites

 

Depuis des années, le CBF se croit obligé de proposer une chanteuse. Cela s'est avéré quelquefois judicieux et source de découverte mais, trop souvent, superflu. Le cas encore cette année avec Laretha Weathersby. Bien sûr, elle chante correctement, mais sa voix d'alto manque parfois de souplesse et n'est pas particulièrement distinctive, d'autant qu'elle se limite aux reprises un rien démagogiques : Let the good times roll, Proud Mary, Sweet home Chicago et Baby I love you, sans doute pour justifier son prénom !

 


Laretha Weathersby

 

 


Jeremiah Thomas

 

Un millésime un peu en deçà de celui de l'an dernier (Eddie Cotton, Grady Champion, Diunna Greenleaf) mais toutefois intéressant, avec un Carl Weathersby sur lequel on peut toujours compter et Rico McFarland qui a démontré son potentiel.

Jacques Périn
Photos © J-M Rock’n’Blues
Plus de photos ici.

 

 

 

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