Live reports

11/12/2017

You and the Night and the Music #15

Salle Pleyel, Paris 8e

Malgré un déménagement de l’Olympia à la très agréable salle Pleyel, pas de changement de concept pour la quinzième édition de la désormais traditionnelle soirée de fin d’année organisée par la radio TSF. Au programme une rétrospective de l’année écoulée vue du jazz, avec quelques images d’archives mais surtout la présence sur scène, pour un ou deux morceaux, de dix-neuf groupes remarqués ces derniers mois couvrant une large diversité des esthétiques associées au genre. Cette année, les musiques auxquelles s’intéresse Soul Bag étaient bien représentées, avec la présence en particulier de Myles Sanko – interviewé dans notre numéro d’automne – et de Deva Mahal, dont Soul Bag vous parlera bientôt. Tous deux ont d’ailleurs livré des prestations remarquées, et il leur a suffit d’une seule chanson (Just being me, en mode Gregory Porter, pour Sanko et le tubesque Snakes, issu de son EP, pour Mahal) pour emporter l’adhésion de la salle, confirmant dans les deux cas leur immense potentiel grand public. Moins convaincante avec ses nombreux maniérismes, China Moses trouve néanmoins ses supporters. Du côté des vétérans, Tony Allen s’approprie tout en facilité le Moanin’ d’Art Blakey, avec l’aide en particulier du saxophone d’Irving Acao Serra, tandis que la bientôt octogénaire Rhoda Scott n’a besoin que d’un titre au sein de son phénoménal quartet féminin (Géraldine Laurent, Lisa Cat-Berro et Julie Saury) pour se rappeler au bon souvenir des amateurs qui l’ont un peu oubliée depuis (et peut-être à cause de) son succès grand public des années 1970-1980. De son côté, l’inévitable Shabaka Hutchings séduit avec ses Sons of Kemet qui retrouvent, en quartet atypique (deux batteurs, un tuba), l’effervescence des brass bands de La Nouvelle Orléans.

Dans des registres un peu plus éloignés des centres d’intérêt de Soul Bag, les trios des pianistes Fred Nardin et Rémi Panossion, les polyrythmies du groupe du saxophoniste Gaël Horellou, l’hommage à Stéphane Grappelli de Matthias Lévy, celui à Monk de Laurent de Wilde et les acrobaties vocales de Camille Bertault – qui s’attaque avec humour et légèreté au Giant steps de John Coltrane, rien que ça – séduisent. Qu’importe alors quelques prestations un peu moins convaincantes (les clowneries répétitives de Jowee Omicil, la virtuosité stérile d’André Manoukian), la soirée confirme la vitalité de la scène jazz actuelle, bien loin de la litanie mortifère des déclinistes…

Frédéric Adrian

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